| Ecrit par Mésange Bleue,
le 17-01-2010 12:15
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Les flocons virevoltaient,
Se déposaient sur le sol en un tapis épais.
Le temps était comme suspendu,
Tout au-dehors s'était tu.
Lorsqu'elle ouvrit la porte ce matin-là,
L'accueillirent blancheur immaculée et grand frimas.
A ses pieds elle découvrit alors une pauvre chose :
Un petit oiseau, ébouriffé, bien morose.
Il s'étiolait, mourant de faim,
Et son jabot rouge avait déteint :
Sur la neige une tache se répandait,
Le malheureux de peur saignait.
Dans ses mains avec bienveillance elle le saisit,
De froid il était transi.
De mots doux et de tendres frôlements elle le berça,
Lui fermant les yeux du bout des doigts.
Pour lui, elle apprit à reconnaître les graines.
Déjà il se remettait et profitait de cette bonne aubaine.
Petit à petit,
De gazouillis en gazouillis,
Il lui évoqua ses ennuis, ses soucis.
Elle était là pour lui,
Il reprenait goût à la vie.
Un matin,
Il se lova dans sa main,
La bécota en fredonnant une simple mélodie,
Et lui demanda de lui ouvrir la fenêtre : il voulait à nouveau conquérir les cieux, guéri.
Elle l'embrassa,
La larme qui chavirait au bord de ses cils essuya.
Elle lui dit qu'à tout moment il pourrait revenir toquer au carreau,
Qu'elle lui gardait une petite place, bien au chaud...
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