| Ecrit par Mésange Bleue,
le 15-06-2009 09:28
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A vouloir croquer la vie, même sans dent,
Goûter à tous les plaisirs simultanément,
Elle a ouvert la bouche si grand...
Son sourire est le plus ensorceleur
Qu'il m'ait été donné de voir pour l'heure.
Bien plus que celui de Julia, le sien s'ouvre comme une fleur !
Et voilà que l'on va le lui raccourcir,
Que sa lèvre ouverte ne pourra plus frémir
Aux prémices de l'éclat de rire...
Je l'avais armée
Contre la morosité,
Contre le manque de joyeuseté...
Six mois auront-ils suffi
A lui forger un caractère réjoui
Quels que soient les aléas de sa vie ?
Peur que plus jamais son visage ne se fende ainsi, d'une oreille à l'autre...
Peur que l'on m'enlève un bout d'elle,
Peur qu'elle ne se brise les ailes,
Souffrant de ne plus avaler, d'une seule bouchée, de la vie tout le miel...
A son retour du bloc,
Aurai-je la réaction ad hoc
Ou sera-ce un trop gros électrochoc ?
Gageons que nos regards
Se bécoteront sans retard,
Lorsqu'enfin l'on me rendra mon têtard !
Sa fente, depuis le début,
Nous ne la voyons plus :
Il en sera de même lorsqu'elle ne sera plus !
Etrange tout de même que ce sentiment,
Cette crainte de ne pas reconnaître mon enfant...
Je perds la raison, assurément !
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