| Ecrit par Mésange Bleue,
le 11-03-2009 00:00
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Sitôt pointé le bout de son nez,
Alors qu'il n'était qu'un nouveau-né
Et que du lait de sa mère aurait dégouliné
Si on lui avait pressé le nez,
Il humait déjà ses manches de pyjama à plein nez,
Dès lors qu'il piquait du nez.
Toujours le nez en l'air il aimait à se promener.
Je reconnais qu'il avait du nez
Et savait pouvoir par le bout du mien me mener
Lorsque nous nous retrouvions nez à nez.
Parfois la moutarde lui montait au nez,
Mais même s'il vous avait dans le nez,
Il se contentait, importuné,
De faire un pied de nez
Et de marmonner.
Jamais avec les autres il ne se bouffait le nez,
Tout juste leur riait-il au nez.
Il lui suffisait à la fenêtre de mettre le nez
Pour écrire, les doigts dans le nez,
Des poèmes au rythme effrené,
Retraçant de nos voisins la banale destinée.
De lui nous disions qu'il était né
Pour, chez un parfumeur, devenir Nez :
Il savait distinguer les odeurs, aurait appris à les combiner.
J'étais son aînée.
Il voulait voler, cela lui pendait au nez.
C'est ainsi qu'il m'est passé sous le nez...
J'aurais beau faire un drôle de nez,
Voire me noircir le nez,
Rien ne me le ramènerait, comme vous l'imaginez...
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