| Ecrit par Mésange Bleue,
le 28-01-2009 14:41
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Elle me tourne, par dédain ou par défi, le dos.
Mon cœur ralentit, un peu trop...
Serrée, collée contre ton corps, obscènement,
Silhouette aux courbes plantureuses, comme tu les aimes tant,
Suspendue à ta bouche par un baiser glouton.
D'elle, je ne devine pas le nom...
Sensation de déchirement.
L'Ankou en moi sa faux à double tranchant plonge et replonge, savamment.
Tu n'es donc plus à moi.
Elle est maintenant celle qui s'étend où j'avais fait mon nid, au chaud de tes bras.
Elle seule compte désormais,
Pour moi tu n'auras plus un regard, sans regret.
Elle sera ta muse, ta maîtresse,
Qu'importe que je ne puisse souffrir que tu la caresses !
Inconsciemment, un déséquilibre me tire de ma cachette.
Vers moi, lentement, tu tournes la tête.
Elle se détache de toi,
Au ralenti, sur place enchaîne quelques pas
Pour se retrouver nez à nez avec moi...
Elle a mes yeux bleus à pépites qui te faisaient chavirer,
Mes lèvres, parfois boudeuses, que tu aimais à embrasser, lécher, mordiller,
Mes joues rebondies qui accueillaient tes baisers,
Même ma poitrine, en ce moment plus gonflée, d'amour et de lait engorgée...
6 : 45
Pleurs.
De la première tétée il est l'heure !
De mon cauchemar, plus qu'une lueur :
C'était moi, pas d'erreur !
Retenir toutefois cet avertissement, seul intérêt de mes peurs :
Ne pas étouffer en moi la chaleur, l'ardeur,
Redevenir ta Petite Fleur,
Avoir le coeur dragueur, flirteur,
De mon corps faire ton bonheur,
Avoir parfois la tête ailleurs...
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