| Ecrit par Mésange Bleue,
le 29-04-2008 18:53
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Après des jours, des semaines, des mois à en rêver (« Tu me donnes un bébé, dis ? »), un « défi » fou.
Deux semaines plus tard, pas de doutes : des nausées, des bouffées de chaleur.
Des analyses, un résultat merveilleux découvert toute seule, la nécessité de se le faire confirmer et le retour dans le laboratoire (« Positif, ça veut dire que je suis enceinte ? »).
Verdict : bébé n°1 arrive !
Un déménagement vécu comme un déchirement.
La peur de perdre ceux que j’aime, de m’en aller loin, sans pouvoir être réellement sûre que je suis bien avec l’Homme de ma vie.
La peur d’être abandonnée.
La peur aussi de n’être que tous les deux au moment où bébé arrivera, de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir m’y prendre.
Un ventre qui s’arrondit, des nausées qui ne finissent pas, une salle de bains qui laisse de bien mauvais souvenirs, des envies irrépressibles de faire pipi…
Un futur papa qui ne trouve pas toujours sa place auprès de cette future maman envahissante et plus centrée sur son future rôle de maman que sur celui de jeune femme amoureuse.
Malgré tout, beaucoup de tendresse, d’amour, de douceur.
Des câlins, le soir, blottis l’un contre l’autre, le jeune homme adossé contre le mur, la jeune femme adossée contre son homme, les quatre mains sur le gros bidon.
Un véritable miracle. Pendant huit mois, l’impression d’être quelqu’un de bien.
Un bonheur fou, une fierté immense.
Les plus beaux moments de ma vie…
Un petit bout de femme qui gonfle sans le remarquer.
Une gynécologue incompétente, un avion irraisonnablement mais heureusement pris.
Une douleur dans le ventre, une maman inquiète, le service des urgences, un Noël à l’hôpital, un transfert au service des grossesses pathologiques, des pleurs et, le 30 décembre 1995, le bonheur, indicible...
La plus jolie des merveilles, tout contre le ventre.
Les petits doigts, si fins.
Le petit visage, tant de fois bisouillé.
Des millions de mots d’amour, de câlins, de bisous, de regards enamourés et émerveillés
La fierté.
Deux années de tendresse, à trois. De l’amour, l’envie que plus rien ne bouge.
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