| Ecrit par Mésange Bleue,
le 25-08-2009 17:44
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Né sous X, il ressasse sans cesse ce nom : Jeanne Valade. On lui a dit que c'est le nom et le prénom de celle qui l'a porté, de celle qui l'a fait naître, de celle qui l'a expulsé, de celle qui l'a abandonné, de celle qui n'a jamais voulu de lui, de celle qui, finalement, l'a sans doute toujours voulu mort.
Il voudrait la trouver, comprendre, savoir qui il est ; il voudrait découvrir qu'elle fut violée, ou qu'elle était une putain ; il la préférerait morte ce qui justifierait son acte, son silence.
"Je suis allé au bout de ce que je pouvais faire sans elle c'est-à-dire de ce que je pouvais faire sans comprendre."
Un monologue tendu, redondant, obsessionnel, hypnotisant, au pas de course, à bout de souffle, tout juste ponctué d'une ou deux virgules, d'un ou deux points pour reprendre haleine et ne pas sombrer avec le narrateur dans la colère, le désespoir, la folie.
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